La Compagnie ASBA est créee en 1928 par Alfred Boudard.
Appelée "Alfred et Simone Boudard Accessoires ", la Compagnie ASBA était installée à Limeil - Brévannes, près de Paris.
Sa production "fait main" permit de créer des instruments de très haute qualité.
Ses activités ont céssées en 1983.


The Asba Company was started by Alfred Boudard in 1928.
Originally called "Alfred and Simone Boudard Accessories ", the Asba company worked from a site in Limeil - Brévannes near Paris.
Their drums were hand-built and over the years Asba produced a number of interesting products.
Out of business in 1983.

Asba passe en système international en 1963
 
 


Atelier Asba vers 1952 Dessin de Claude Feldmann février 2013

 

Article de Pascal Prot :

Pour les plus jeunes amateurs de vieilles caisses voilà donc la belle histoire de la plus réputée marque de percussions FRANCAISE .
(histoire tirée d’un article de Christophe Rossi dans Bat-mag)

Donc Asba qu’est-ce que cela veut dire ?
C’est la contraction des initiales du fondateur de la marque, Alfred , de celle de sa femme, Simone, de celle de leur nom, Boudard et de celle du mot «Accessoires».

La marque débute son activité en 1928 par la production d’accessoires pour orchestres, notamment des sourdines de trompettes .
L’entreprise se situe en banlieue parisienne, à Limeil-brévannes, d’où sortiront des pupitres et des stands pour instruments à vent .

La seconde guerre mondiale impose une cessation d’activité .
A la Libération, la marque redémarre et étoffe son catalogue en proposant ses premiers instruments de percussion :
Timbales et bongos très en vogue dans les années 50 avec la mode cha-cha mambo .

Avec l’arrivée de Jacques Périn, Asba développe le proto d’une caisse claire, la « révélation » suivi de la production de fûts pour constituer de vrais kits .

Ces kits vont venir concurrencer les marques « Metjazz », « Sonic » ou « Gary » qui luttent pour fournir du matériel aux batteurs français face aux marques étrangères importées des USA ou d’Angleterre .

Asba s’impose sur le marché français par le sérieux de sa production ( nombreux kits en Okoumé multiplis ).
D’abord fabriqués en dimensions métriques, Asba passe en système international en 1963 .

Asba développe une coopération technique et commerciale avec les batteurs vedettes de l’époque ( Armand Molinetti, Christian Garros, Daniel Humair) afin de d’améliorer la conception des batteries et des accessoires .
Ainsi la célèbre pédale de grosse caisse « Caroline » est né de la collaboration avec Daniel Humair ( Caroline étant le prénom de la fille de Daniel)
Cette pédale sera d’ailleurs distribuée par Ludwig aux USA et connaîtra un succès certain à l’étranger grâce à des batteurs comme Mitch Mitchell, John Robinson ou Mike Baird .
La réputation de la marque devient alors internationale .
D’autres instruments connaissent une « carrière » internationale dans les années 60 comme les congas bicolores ou la pédale pour cow-bell « mambo ».

Alfred Boudard décède en 1970 et c’est Jacques Périn qui reprend les renes de l’entreprise .
Avec les musiciens de l’époque, il développe une étroite collaboration afin de créer et promouvoir de nouveaux modèles .
Avec Christian Vander Asba sort des kits en métal en acier inox.
Asba produira aussi des kit en cuivre ou en métal recouvert d’un revêtement de couleur .
Les coloris s’étoffent de finitions en liège ou en bois exotiques tel le teck ou le palissandre .
C’est l’essor de production avec de nouveaux matériaux comme l’altuglass, la fibre de verre « fibercel » dont le batteur de Martin Circus, René Guérin, fera la promo avec un double kit bleu-blanc-rouge .

Le marketing se développe sous l’impulsion de Marc Périn, fils de Jacques, se basant sur la réputation d’un matériel 100% français .
Mais l’âge d’or ne dure qu’un temps !
La concurrence japonaise, avec un marketing très agressif, aura raison de la marque qui sombrera peu à peu au début des années 80 .

Asba produira encore quelques nouveautés comme le modèle « Linda » aux fûts coupés à 45° à la base et un modèle « Virginie » en fûts profonds .

Deux batteries imaginées en collaboration avec Philippe Lallite et baptisées du prénom de la fille
et la nièce du créateur de la « baguetterie » .

L’usine de Limeil-Brévannes ferme ses portes en 1983, la société est liquidée .

Asba rentre alors dans l’histoire et la mémoire collective .

Bon, voilà j’ai lancé la balle .
Si d’autres aficionados veulent contribuer à l’historique de la marque chère à notre cœur…rectifier des erreurs...

Pascal Prot

 
Diffèrents logos au fil du temps sur les catalogues
 
 
Diffèrents badges logos au fil du temps....or ou argent pour les derniers... sur les batteries
 
 
 
ASBA key and
Very rare pub : Caisse claire Asba Cendrier / Asba drum Ashtray
Credit Gilles Dalbis
   

Credit
http://www.mikedolbear.com
Tilter Asba pédale charleston (très robuste et fiable!)

Pour Information :

Comment apprécier et reconnaître une ASBA ?

Les batteries ASBA possèdent, (depuis en tous cas 1960) :

- des cercles moulés sur tous les fûts
- des coquilles et tirants bien reconnaissables
- les attaches toms (plusieurs modèles)

Se reporter aux documents Catalogues !


Baguettes de timbales notées " FP Asba". Merci à Pierre Z. / 25 janvier 2013

Cloche et baguettes Asba Modèle Daniel Humair / Merci à Claude Feldmann / 17 février 2013
 
     
 
Catalogue 1978
Credit Gilles Dalbis